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 3 questions à Roselyne Touroude, vice présidente de l’UNAFAM | Le CCAH
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3 questions à Roselyne Touroude, vice présidente de l’UNAFAM

Le

Madame Touroude

Roselyne Touroude est vice-présidente de l’UNAFAM, plus particulièrement chargée de la problématique du handicap. Elle est également membre de la CDAPH de la MDPH des Yvelines.

Comment percevez-vous l’évolution de la perception du handicap psychique dans la société française au cours de ces 10 dernières années ?

La reconnaissance du handicap d’origine psychique est récente : inscrite dans la loi de 2005, elle met en avant les conséquences dans la vie quotidienne, sociale,  d’un trouble psychique invalidant, et ouvre droit à compensation. Bien que le handicap psychique soit l’objet depuis lors de multiples études, il reste méconnu dans la société. L’ignorance de ce que sont les troubles psychiques, le vécu des personnes, les soins et accompagnements à mettre en place fait perdurer des représentations sociales sources d’exclusion, de peur et de rejet. Les préjugés qui assimilent troubles psychiques à violence, dangerosité, paresse, incurabilité stigmatisent les personnes malades et handicapées psychiques et entraînent des discriminations, obstacles à l’accès aux soins et à une insertion sociale.

En qualité d’animatrice d’un réseau national de représentants UNAFAM en CDAPH, constatez-vous des évolutions dans les réponses apportées aux besoins des personnes en situation de handicap psychique ?

Entre 25 et 30% des dossiers de demande à la MDPH concernent le handicap psychique. Le recours à la MDPH plus fréquent et plus précoce est une bonne chose, l’accès aux compensations et aux accompagnements prévient la survenue d’un handicap plus lourd et participe au processus d’autonomisation des personnes. La loi de 2005 est inégalement mise en application. On constate de grandes disparités territoriales : les MDPH ont des difficultés à évaluer ces situations et à mettre en évidence les besoins. Cela nécessite un travail de réseau qui peine à se mettre en place avec les professionnels du sanitaire, les accompagnants sociaux et/ou médico-sociaux et l’entourage des personnes. Rares sont les équipes spécialisées d’évaluation du handicap psychique, et l’accès à des bilans spécifiques.

L’application des textes règlementaires d’éligibilité aux aides pose souvent problème et est inégale. Le handicap psychique est régulièrement sous-évalué. Certaines MDPH accordent des plans PCH, permettant parfois la mise en commun de tout ou partie des PCH dans le cadre d’un accès à des logements partagés, alors que d’autres refusent systématiquement la PCH à tout dossier handicap psychique. Autre disparité territoriale, la mise en œuvre effective des réponses aux besoins identifiés : la carence de services et d’établissements médico-sociaux laisse sans solution des milliers de personnes handicapées psychiques, leur accompagnement étant alors réalisé par la famille, quand cela est possible.

Que reste-t-il à entreprendre pour améliorer l’accompagnement des personnes en situation de handicap psychique ?

L’accompagnement social et médico-social permet un accès au logement, aux activités, à l’emploi, un réel exercice de la citoyenneté. Il doit être précoce et coordonné aux soins. Les professionnels du médico-social ont un savoir-faire remarquable, reste à développer une palette de réponses sur tous les bassins de vie. Le déploiement des dispositifs d’accompagnement est un enjeu majeur de santé publique : il faut une réelle volonté politique pour élaborer un plan psychique qui garantisse aux personnes handicapées psychiques l’équité d’accès aux droits fondamentaux et aux droits sociaux, c’est une revendication de l’Unafam.

1 commentaire à “3 questions à Roselyne Touroude, vice présidente de l’UNAFAM”

  1. Claire PARMENTIER

    Bonjour,

    Je lui avec attention concernant l’accompagnement des personnes en situation d’handicapé psychique car je suis moi même concerné par ce sujet.

    Avant le décès de mes parents, ils avaient prévus mon logement personnel. Au niveau travail, malgré une tentative de travail en ESAT, après beaucoup d’hospitalisation, fut un échec total que mon médecin psychiatre a décidé de tout arrêt d’activité professionnel (Milieu ordinaire, milieu adapté que protégé)pour raison médical.
    Je suis en HDJ à temps complet

    Fatiguée en permanence, à la demande de mon médecin psychiatre, je suis contraint d’avoir une assistante de vie qui vient régulièrement, portage de repas, mutuelle et mutuelle surcomplémentaire assez onéreuse en cas de rechute.

    Je suis suivie par un SAVS sur la région mais le département a supprimé l’ouverture 24 h/24 h qui fait la suppression de 3 postes. Nous ressentons une vrai différence au niveau de l’accompagnement qui est de moins bonne malgré la soutien important des accompagnateurs qui font de leur mieux.

    Les activités nous concernant, n’aient pas facile pour nous surtout quand nous souhaitons intégrer des activités artistiques et sportives dont on m’a bien fait comprendre que cela n’était pas envisageable pour notre intégration. J’en ai payé les frais.

    Je peux vous dire dès que nous avons un handicap psychique, les moyens humains qui nous avons besoin, ont malheureusement un coût très important.

    Concernant la demande de PCH au niveau de la MDPH, ils ne peuvent pas se rendre compte des besoins que nous avons besoin entre la date du dépôt du dossier et la prise de décision finale.

    Notre maladie peut entre temps fluctuer à tout moment et la situation personnel peut se dégrader dans certains cas.

    Il faut vraiment avoir des revenus très important pour pouvoir se soigner, se payer son assistante de vie, portage de repas, très bonne mutuelle, bénéficier d’activité adapté nous correspondant, les déplacements dans les transports, savoir s’orienter dans les lieux inconnus, coût exorbitant des transport adapté dû à la fatigue et partir en vacances pour ceux qui le peuvent.

    Malheureusement, il y a beaucoup de travail pour qu’on puisse devenir un citoyen à part entière mais surtout se faire accepter par les personnes normales. Cela est plutôt un parcours du combattant.

    Je peux vous dire que cela n’est facile de trouver sa place dans notre société.

    De nos jours, il n’est pas souhaitable d’être en situation d’handicap psychique.

    Bien cordialement.

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